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Mukesh Balgobin
Mukesh Balgobin a déclaré la guerre à SMS Pariaz.

Redevances impayées de Rs 5.9M  : le Mauritius Turf Club veut empêcher SMS Pariaz d’opérer

« Si SMS Pariaz ne paie pas la somme due, elle ne va pas opérer cette année ! ». Ces propos de Mukesh Balgobin, président du Mauritius Turf Club traduit l’animosité qui règne actuellement entre l’organisateur des courses et la compagnie SMS Pariaz, qui offre des paris sur les courses à travers le SMS.

SMS Pariaz, compagnie qui offre des paris sur les courses hippiques mauriciennes à travers la téléphonie mobile, via le Short Message Service (SMS), refuse de payer le Mauritius Turf Club (MTC) des redevances de Rs 5.9M. Ce chiffre représente un pourcentage que SMS Pariaz juge excédentaire par rapport à ce que paient les autres compagnies qui ont une licence de ‘bookmaker off course’. Pour 2016, SMS Pariaz a payé des redevances d’environ Rs 24 M au MTC. Ce dernier lui réclame Rs 5, 905, 000 additionnelles.

« SMS Pariaz refuse de nous payer la somme due. Nous avons calculé la redevance pour cette compagnie en nous basant sur les pourcentages qui ont été appliqués en 2014 et 2015. Je suis clair là-dessus, si SMS Pariaz ne paie pas la somme due au MTC, elle ne va pas opérer cette année », menace Mukesh Balgobin, président du MTC.

Ce dernier avait déjà tenu ces propos vendredi soir dans l’émission Turf Plus, sur Radio Plus. « Je maintiens ce que j’ai dit à la radio. Nous irons en Cour s’il le faut. Je suis catégorique : SMS Pariaz devra nous payer ce qu’elle nous doit pour pouvoir opérer. Elle a payé en 2014 et 2015 et soudain elle veut qu’on revoie les chiffres à la baisse pour elle. Ce n’est pas possible », soutient-il.
Même pied d’égalité

Pour Me Noor Hussenee, avocat de SMS Pariaz, le MTC est en train de faire fausse route en calculant la redevance sur les taux appliqués depuis 2014. « En 2014, le MTC avait fait un appel aux opérateurs de paris pour qu’ils contribuent plus. Le président d’alors, Gilbert Merven, avait promis de négocier avec les autorités pour organiser plus de 40 journées de courses. C’était le cas. Et SMS Pariaz avait joué le jeu. Mais le MTC a insisté pour que nous continuions à payer le même taux en 2015. Nous l’avons fait le couteau sous la gorge. Nous avons par la suite fait des contre-propositions en 2016, mais le MTC a toujours refusé. Pour l’année dernière, nous avons payé au MTC environ Rs 24 millions, nous basant sur ce que paient les bookmakers qui opèrent ‘off course’, car nous détenons une telle licence », explique l’homme de loi.

Ainsi donc, après avoir accepté de payer un tarif différent en 2015 et 2016, SMS Pariaz demande à être traité sur le même pied d’égalité que les autres opérateurs qui détiennent une licence de ‘bookmaker off course’. « J’ai constaté les propos arrogants de M. Balgobin à la radio. Ils ne sont pas dans l’intérêt du MTC. On se croirait dans une dictature », remarque Me Hussenee.

Et à Mukesh Balgobin de conclure : « Une compagnie ne peut pas décider par elle-même de baisser les taux pour la redevance. Nous ne ferons pas de concessions. La Cour décidera s’il le faut. »
À une semaine de l’ouverture de la saison 2017, le nouvel homme fort du MTC est décidé à mettre SMS Pariaz hors-jeu.

A propos de Jean-Hugues Olivier

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