Le jockey Ryan Wiggins a interpellé le Chief Stipe sur son intégrité lors d’une enquête.

Des conflits à la pelle

By DefiSports Jeudi 12 Octobre 2017 Défi Turf O commentaire 0 views

Si ce n’est pas entre les jockeys et le Chief Stipe c’est entre ce dernier et des entraîneurs lors des enquêtes. Et voilà que le ‘Licencing Committee’ se met aussi de la partie.

Le premier gros conflit de la saison c’est bel et bien l’affaire Gameloft,  coursier contrôlé positif à l’Human Recombinant Erythropoietin (EPO). La disqualification de douze mois de l’entraîneur Shirish Narang, on vous le rappelle, n’est survenu que dans une enquête rappelée ‘de novo’. Et, ce, après que le comité d’appel ait statué que Shirish Narang n’avait pas bénéficié d’un ‘fair trial’ lors de la première enquête où il avait écopé d’une amende de Rs 250 000. Cela fera bientôt une année que cette affaire a éclaté. Et le litige n’est pas prêt d’être réglé, car l’appel de Shirish Narang n’a pas encore été pris sur le fond. Et les mauvaises langues disent qu’on attend que John Zucal soit libre pour que ce soit d’actualité.

En parlant de John Zucal, alors qu’il assurait la suppléance de Stéphane de Chalain, convalescent, en tant que Chairman des Racing Stewards, il fut très contesté. Même Dev Beekharry, membre du ‘board’ de la Gambling Regulatory Authority (GRA), y était allé avec son couplet sur une radio avec cette déclaration : « John Zucal est autorisé pour agir comme consultant et non pas comme commissaire de courses. »

Après avoir appliqué la guillotine pour le jockey Ryan Wiggins après sa monte sur Le Clos, le Chief Stipe et son équipe sont encore revenus à la charge contre ce jockey pour celle de Streetbouncer la semaine dernière. Ça a chauffé durant une enquête qui n’a finalement rien donné. Sauf la déclaration fracassante du jockey australien de l’écurie Allet : « You’ve opened an inquiry because of the pressure set by the members of the press and because what was said on a radio on friday night. You talk about my integrity? What about your integrity to tell me to work the other horse. »

Alors qu’on se croyait sorti de l’auberge, voilà que Yashin Emamdee en remet une autre couche lors de l’enquête des commissaires sur sa monte sur Beach In A Bottle : « Kifer zot pas b…Poullis lor League Of Legends dernye fwa kan mo ti lor Bezamod… ». Alors que l’entraîneur, Subiraj Gujadhur, a écopé d’une amende de Rs 25 000 pour n’avoir pas informé les ‘stipes’ du changement de tactique de Beach In A Bottle, Yashin Emamdee, lui, a finalement écopé de trois semaines de suspension. Sa relation, on le rappelle, était déjà conflictuelle avec les commissaires de courses. En début de saison, il avait dit ceci lors de l’enquête pour sa monte sur The Big Easy : « A koz mo pe montt seval Foo Kune, zot b** mwa. » Des insinuations à peine voilées tout comme celles de Jeanot Bardottier sur les réseaux sociaux quelques semaines de cela dans un bras de fer avec un commissaire de courses concernant des montes annulées à la dernière minute.

C’est loin d’être terminé. La preuve, le ‘Licencing Committee’ vient de déclarer la guerre aux assistants-entraîneurs et ‘Stable Managers’ dans une lettre où des remontrances leur ont été adressées concernant leur absence au training matinal, à Port-Louis comme à Floréal. Des grincements de dents se font déjà entendre… jusqu’au prochain conflit.

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