Stéphanie Domaingue

Stéphanie Domaingue : de l’athlétisme au rugby, un essai qui a transformé sa vie

By DefiSports Lundi 18 Décembre 2017 Sports collectifs , Rugby , O commentaire 0 views

Elle a fait les beaux jours de l’athlétisme mauricien dans les années 2000. Aujourd’hui, Stéphanie Domaingue continue de courir, mais avec le ballon ovale entre les mains.

Détentrice du record national du 100 m haies et en heptathlon, cette sportive aux multiples talents est maintenant devenue capitaine de la sélection mauricienne de rugby et de l’équipe des Northern Pirates. Une discipline qu’elle porte dans son cœur.

Passionnée de sport depuis son plus jeune âge, c’est aux intercollèges que Stéphanie Domaingue a d’abord brillé. Pendant que le collège Lorette de Quatre-Bornes et celui de Curepipe dominaient les épreuves féminines, elle trouvait toujours le moyen de se frayer une place sur le podium, rapportant des points importants à son école, le Lycée La Bourdonnais.  « J’ai eu la chance durant mes années d’athlétisme de m’entraîner avec Jacques Dudal. À l’époque, j’étais spécialisée en  100 mètres haies et en heptathlon », nous explique Stéphanie Domaingue, qui détient toujours  le record national du 100 m haies  en 14.10sec aussi bien qu’en heptathlon avec un total de 5 241 points.  Stéphanie Domaingue n'a pas brillé uniquement aux sports intercollèges et au niveau national, mais aussi au niveau africain. Elle a fait flotter notre quadricolore à  deux reprises, prenant notamment la première place aux Championnats d’Afrique d’épreuves combinées  en 1999 à Alger et en décrochant la médaille d’argent aux Championnats d’Afrique d’athlétisme en 2001, à Tunis. La même année aux Jeux de la Francophonie, elle a pris une honorable 4e place dans sa discipline de prédilection.

Après avoir entrepris des études en France jusqu’en 2004, notre compatriote a mis, toutefois, fin à sa carrière d’athlète pour se concentrer sur sa vie professionnelle. Mais quelques années plus tard, soit en 2010, elle a fait la connaissance du rugby, un sport de contact qu’elle n’a plus quitté depuis. « J’ai découvert le rugby à travers mon copain, qui jouait au 'touch' rugby les jeudis dans le Nord. Un jour, il m’a invitée à découvrir ce sport collectif, sachant surtout qu’il y avait également d’autres filles qui venaient de commencer à y jouer. C’était le coup de foudre », nous raconte Stéphanie Domaingue. La même année, la Rugby Union Mauritius (RUM) prit la décision de lancer le rugby féminin à travers l’île, l’ex-championne d’Afrique en athlétisme et ses amies ont formé alors l’équipe féminine des Northern Pirates.

« Notre unique adversaire à l’époque étaient les Rugweilers du Dodo Club, c’est ainsi que le championnat féminin fut lancé », poursuit Stéphanie Domaingue. Elle a joué par la suite au touch rugby jusqu’en 2014 alors que pendant ce temps, deux autres équipes féminines furent créées, les Western Cowgirls et l’équipe de l’Université de Maurice.

Mais quelque temps plus tard, nos rugbywomen ont passé à l’étape suivante, celle du rugby à plaquer. « C’est pendant une visite à La Réunion que nous avons réalisé que le 'touch' rugby n’avait plus vraiment la cote dans la région. C’est donc là qu’on a décidé de lancer le rugby à plaquer avec la RUM. Et avec l’impulsion de Céline Lagesse qui jouait déjà à Toulouse, elle nous a donné un coup de main pour mettre en place ce qui allait être la prochaine étape du rugby féminin à Maurice. La première année, soit en 2015, on n’avait qu’une seule équipe féminine à Maurice, on a donc dû jouer contre les U13 garçons et quelque temps après, on s’est déplacée à La Réunion pour disputer notre première compétition, ce qui devait être une très belle expérience», nous confie Stéphanie. Quelques mois plus tard, Stéphanie Domaingue et ses coéquipières ont goûté à leur victoire dans une compétition organisée à Maurice en 2015. Nos compatriotes ont pris la mesure de l’équipe réunionnaise du XV Dionysien en finale pour terminer l’année 2015 en beauté.

Aujourd’hui Stéphanie Domaingue continue de promouvoir le rugby à 7. C’est d’ailleurs, elle, qui représente le rugby féminin au comité de la RUM. « Avec les autres filles, on continue à faire connaître le rugby féminin à travers l’île. Depuis 2016, on a réussi à accroître le nombre de joueuses et le Championnat national de rugby à 7 a été créé la même année », précise le leader des Northern Pirates.  Stéphanie Domaingue se prépare également à disputer le tournoi de l’AROI prévu à La Réunion les 10 et le 11 mars 2018.


Le Touch Rugby

Le 'Touch' est un sport originaire d'Australie de la famille du rugby. Ces règles s'apparentent plus au rugby à XIII, duquel il dérive, qu'au rugby à XV. Le but premier de ce sport est de marquer plus d'essais que son adversaire. Pour cela, les six joueurs d'une équipe peuvent stopper la progression de l'autre équipe simplement en touchant (à une main) les joueurs adverses. Les touchers peuvent être effectués sur n'importe quelle partie du joueur ou sur le ballon et sont caractérisés par leur côté soft. Les contacts violents n'étant pas autorisés, il n'y a pas de plaquage.


Le rugby à sept

Le rugby à sept est originaire d'Écosse et s'est développé dans la seconde moitié du XXe siècle dans les pays anglo-saxons. Il se joue par des équipes de sept joueurs reprenant les caractères communs du rugby à XV.  Le rugby à sept est devenu un sport olympique à partir des jeux Olympiques de Rio de Janeiro 2016, où l'équipe masculine des Fidji et de l'Australie du côté des dames, ont remporté les premières médailles d'or.

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