Akshay Balloo : «Ma confiance avait pris un coup»

By DefiSports Lundi 20 Aout 2018 Défi Turf O commentaire 0 views

Le jockey Akshay Balloo prend ses marques doucement, mais sûrement au Champ-de-Mars. Il a retrouvé le sourire grâce à sa victoire avant le break et aspire à ramener quelques autres gagnants durant la seconde moitié de saison.

Vous réalisez une première partie de saison satisfaisante avec quatre victoires jusqu’ici. Comment évaluez-vous ce parcours ?
Depuis que je monte en course, je sais que c’est un « long game ». Il y a des hauts et des bas. J’ai finalement pu briser la glace après deux mois sans, lors de la dernière journée, et j’espère que j’ai retrouvé le bon rythme pour continuer sur ma lancée.

Ces deux mois sans gagnant vous ont-ils perturbé ?
Certainement. Ma confiance avait pris un coup. J’avais des montes de second choix mais j’ai toujours gardé la tête haute. Je me suis dis que ma chance aller venir.

Comment avez-vous fait pour surmonter ces moments-là ?
Mes amis m’ont beaucoup encouragé. Et ma famille m’a toujours dit de ne jamais m’inquiéter, que la chance allait tourner en ma faveur. Je remercie tous ceux qui m’ont aidé, surtout M. Sewdyal, qui me fait confiance depuis quelques semaines.

La victoire de Social Network a surpris plus d’un. Comment s’est passée cette course ?
Sachant que c’est un cheval qui n’aime pas lorsqu’un autre cheval se met à ses côtés en course, car il a souvent habitude de baisser ses oreilles et de ne plus s’appliquer, je l’ai sollicité pour prendre 2 à 3 longueurs sur les adversaires, mais lorsque j’ai vu que Bobby’s Express insistait pour le commandement, je me suis mis dans son sillage. À 800 m, je l’ai laissé souffler un peu. À 600 m il me demandait de le laisser courir. J’avais anticipé que Bobby’s Express allait faiblir car c’est un sprinter, donc j’ai décalé ma monture. C’est à 300m que je savais qu’il avait une chance car il répondait très bien à ma demande. Il a ensuite bien résisté jusqu’au bout.

Vous a-t-il surpris ?
Oui, je croyais qu’un de mes adversaires allait me remonter mais il n’a jamais baissé pied et il a bien tenu sa partie jusqu’au poteau.

Mais la distance n’était-elle un souci ?
Il y avait un petit doute, mais comme j’étais le plus rapide et que ce n’était pas un lot extraordinaire, je savais qu’il allait faire sa course.

Vous avez exercé en Afrique du Sud aussi. Quelle différence faites-vous entre les courses d’ici et là-bas ?
Les courses locales sont très dures. Le Champ-de-Mars est l’une des pistes les plus difficiles que j’ai connues jusqu’à présent. On doit bien connaître nos chevaux. On ne peut pas rester sur le même pas durant toute la course. Certains chevaux doivent être ramenés, alors qu’avec d’autres c’est presque impossible, mais du moment qu’on a bien cerné les coins et recoins de la piste, on peut se tirer d’affaire.

Comment vous préparez-vous avant chaque journée ?
Dès que le programme est officiel les jeudis, j’essaie de bien connaître mes adversaires. Par exemple, dans la course de Social Network, je savais que Bobby’s Express allait faiblir. Donc avant la course j’avais anticipé que je ne devais pas rester trop longtemp dans son sillage car il pouvait s’effondrer sur moi.

montez vous un favori et un outsider de la même manière ?
Non. Un favori je le monte avec un peu plus de pression sur les épaules car les propriétaires achètent des bons chevaux et ils veulent des résultats. C’est comme ça mais il faut savoir s’adapter.

Quel est votre objectif à long terme ?
Comme tous les jeunes jockeys, je rêve de remporter une course de groupe. J’ai triomphé dans des Pinnacles Stakes et des Listed Races mais jamais dans une course de groupe.

Pour terminer, quel est votre objectif pour cette saison ?
C’est ma première saison ici et pour l’instant je suis satisfait de mon parcours. Je monte sur l’un des hippodromes les plus difficiles à cerner au monde et j’arrive quand même à tirer mon épingle du jeu. Si je termine l’année avec 10 gagnants, je serai satisfait.

Propos recueillis par Julien Magdeleine

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