L’avenir du football mauricien est dans le plus grand flou.

Avec le retrait du MJS : vers la mort du football professionnel

By Gangaram Samedi 07 Juillet 2018 Football , Football Local , O commentaire 0 views

Le ministère de la Jeunesse et des Sports n’apportera plus son soutien au football professionnel. Dans une telle circonstance, il n’est pas certain que la Mauritius Football Association prenne les charges à elle seule. D’autant que cette dernière évite soigneusement la question.

Pamplemousses SC est peut-être le dernier champion de la ligue professionnelle de football à Maurice. En effet, deux mois après la fin de la saison 2017-2018, tout indique que les autorités ne sont pas prêtes pour continuer l’expérience. À ce jour, le sort du football pro repose sur une Mauritius Football Association (MFA) esseulée, après que le ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS) ait souligné clairement son intention de ne plus injecter le moindre sou dans le projet.

Le ‘Permanent Secretary’ du MJS, Mubarak Boodhun est clair à ce sujet : « C’est un projet mal ficelé, qui comporte beaucoup de failles et qui est, surtout, très coûteux. Nous avons fait part de notre décision de ne plus investir aux dirigeants de la Mauritius Football Association. »

Dans l’immédiat, l’idée est de trouver une formule qui puisse maintenir le football local à flots. « Avec la MFA, nous travaillons sur une méthode qui sera meilleure que la précédente», explique Mubarak Boodhun.

Au niveau Fédéral, la professionnalisation est un sujet tabou. Le secrétaire général, Didier Pragrassa, explique que la MFA attend la prochaine rencontre avec le MJS pour revoir la situation.

Sur le plan financier, la saison 2017/2018 a été calamiteuse. Les dirigeants de clubs ont vu leur allocation mensuelle passer de Rs 250 000 à Rs 170 000. Cette situation a causé beaucoup de complications. De plus, certains joueurs ont même dû avoir recours au bureau du travail pour toucher leur boni de fin d’année en décembre. Pour la dernière ligne droite du championnat, de mars à mai, les équipes ont été appelées à disputer un match chaque deux jours pour pouvoir boucler le calendrier dans le temps.

À un an des Jeux des îles de l’océan Indien, le football local est dans l’incertitude. En attendant, la professionnalisation sera, de toute évidence, remise à plus tard.

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