Roshan Jerhul (au centre) est le porte-parole des bookmakers.

Bookmakers off course : recours en justice et protestation pacifique prévus

By Patrice Esmyot Mardi 18 Juin 2019 Défi Turf O commentaire 0 views

Les huit bookmakers qui opèrent en dehors du Champ-de-Mars devront cesser leurs activités à travers l’île après le discours budgétaire. Ils ont tiré à boulets rouges sur une compagnie de ‘betting’ et le gouvernement. Ils prévoient une manifestation et un recours judiciaire pour continuer leurs activités.

Les compagnies Steevebook Ltd (Curepipe), Ramabetco Ltd (Triolet), S. Ramma Ltd (Goodlands) et Bet 593 Ltd (Flacq) ainsi que les bookmakers Foo Sun Way Foo Kune (Vacoas), Georges Cyril Lan Kung Wa (Mahébourg), Khrisnamoorty Armoogum (Quatre-Bornes) et Jean Pierre Michel Lim Hon (Rose-Hill) ont tenu une conférence de presse au siège du Mauritius Turf Club (MTC) lundi après-midi. Ils s’insurgent contre les annexes au discours du Budget, on peut retrouver ceux-ci à la section C9 de la Gambling Regulatory Act qui les forcent à retourner au Champ-de-Mars pour continuer leurs activités.

La GRA Act a été amendée comme suit : (h) repeal sections related to the licensing of bookmakers conducting fixed odds betting on local races outside the racecourse; i) align provisions in Section 44(5) with the elimination of licensees conducting fixed odds betting on local races outside the racecourse so that the GRA issues a licence for the conduct of fixed odds bet on any event or contingency other than a local race at such place as may be approved by the GRA; (j) provide under Section 44 (7) that licences will be issued only to a company for a bookmaker conducting fixed odds betting on local races at the racecourse with a view to ensure greater transparency and accountability.

Les bookmakers off course n’ont pas dit leur dernier mot. Ils ont par le biais d’un porte-parole, Roshan Jerhul, porté de graves accusations contre une compagnie de betting et le gouvernement.

Poussant le bouchon plus loin, ils se sont attaqués aux promesses électorales de 2014 du gouvernement en place qui voulait combattre la ‘nation zougader’.

« Depuis, il y a eu la venue de Paris Mutuel Urbain (PMU) qui offre des paris dans 670 points de ventes, le tirage du Loto, qui était une fois par semaine, est passé à deux. Il y aura quatre tirages hebdomadaires à l’avenir. Sans compter les machines à sous qui ont fait leur apparition dans 53 points à travers l’île. Soit on ouvre les vannes ou on les ferme. Pourquoi s’acharner sur huit bookmakers et permettre à d’autres opérateurs de paris de travailler avec plus de facilités dans toutes les régions de Maurice », dit Roshan Jerhul.

« Les autorités ont demandé que les bookmakers puissent opérer en dehors du Champ-de-Mars en 2008. Cela pour aider à combattre les bookmakers clandestins. Pourquoi ce changement drastique de politique ? » se demande-t-il.

Il promet que les huit bookmakers ne resteront pas les bras croisés. « On fera une manifestation pacifique et on se battra devant la justice pour retrouver le droit d’opérer en dehors du Champ-de-Mars », assure-t-il.

Rs 45 M en moins pour le MTC ?

« Veut-on la mort lente de l’industrie hippique ? » s’est demandé Roshan Jerhul. Les huit bookmakers ‘off course’ ont contribué Rs 110 millions dans les caisses de l’État (betting tax) et une somme de Rs 45 millions pour le Mauritius Turf Club (4,5 % sur le gross turnover). Le MTC est déjà sur la corde raide concernant les finances et toute baisse dans ses revenus sera répercutée sur les ‘stakes money’. « Qui dit moins de prix, dit moins de propriétaires et moins de chevaux. La situation risque d’empirer au fil des années. C’est peut-être ce que veulent certaines personnes », dit-il.

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