L’entraîneur Jean-Michel Henry a fait une demande pour s’offrir les services du jockey Ian Sturgeon le 18 juillet. Ce n’est que vendredi que sa demande a été acceptée. Cela après avoir été contraint de gratifier son ancien jockey deux mois de paie, alors qu’il n’a travaillé qu’un mois à Maurice.
Jean-Michel Henry crie à l’injustice. L’entraîneur avait recruté le jockey Anthony Andrews, qui est arrivé à Maurice le 16 juin. Ce dernier a demandé son ‘release’ et son association avec Henry a pris fin le 15 juillet. « Je l’ai payé un mois de salaire, comme c’est stipulé dans les lois mauriciennes pour les étrangers qui ont travaillé moins de six mois à Maurice », souligne Jean-Michel Henry. Il fait alors une demande, le lundi 18 juillet, pour engager le jockey sud-africain Ian Sturgeon.
Pendant ce temps, Anthony Andrews s’est tourné vers le MTC pour rapporter que Jean-Michel Henry l’avait employé sous contrat pour deux mois et qu’il n’a pas reçu la totalité de sa paie. Le MTC a fait le médiateur entre les deux parties. Au final il a imposé à Jean-Michel Henry le paiement d’un mois de salaire supplémentaire à Andrews, faute de quoi le dossier concernant Sturgeon n’allait pas être approuvé. « Je trouve que c’est injuste. Je me suis même demandé si le MTC avait une dent contre moi. Car, de plus, c’est après une semaine qu’on m’a informé que le permis de Sturgeon ne serait pas approuvé si je ne payais pas Andrews. On paye déjà cher pour que les permis des jockeys soient processed through a fast track au niveau du gouvernement. J’ai l’impression qu’on a un slow track au MTC », souligne Jean-Michel Henry.
L’entraîneur s’est finalement résigné à satisfaire la demande d’Anthony Andrews. « Je n’avais pas le choix. Il faut que mon jockey soit en selle au plus vite. J’ai payé même si je n’étais pas d’accord, et que je sais que j’avais agi en conformité avec les lois mauriciennes ».
Pour le MTC, l’affaire est close. Pour un haut officiel, c’est surtout pour préserver la réputation de Maurice sur la scène internationale que ce problème entre employeur et employé a été réglé. Les responsables du MTC ont eu une réunion avec Jean-Michel Henry. Les deux parties sont d’accord qu’Andrews a abusé des termes de son contrat. Il a été conseillé à l’entraîneur de bien voir les conditions à l’avenir pour éviter tout abus.
« Des fois je me demande si on me met volontairement les bâtons dans les roues. Certaines personnes me disent que c’est parce que j’avais signé la pétition contre le changement des conditions pour le Maiden. Je ne pense pas que ce soit le cas. Les responsables du MTC m’ont assuré qu’il n’y avait aucune relation entre les deux affaires », confie l’entraîneur.