La leveuse de fonte Roilya Ranaivosoa a été loin de sa meilleure performance aux jeux Olympiques de Rio. En action samedi dans la catégorie des 48 kg, elle a terminé à la 9e place, avec 80 kg à l’arraché et 93 kg à l’épaulé-jeté, soit un total de 173 kg.
C’est la Thaïlandaise Sopita Tanasan qui a été couronnée championne olympique. Elle a soulevé la barre à 92 kg à l’arraché et 108 kg à l’épaulé-jeté, totalisant 200 kg. L’Indonésienne Sri Wahyuni Agustiani, qui s’entraîne sous la férule du Mauricien Avinash Pandoo, a été médaillée d’argent, et la Japonaise Hiromi Miyake a complété le podium.
À l’arraché, Roilya Ranaivosoa a réalisé 73 kg au premier essai, mais a ensuite échoué à 78 kg. Lors de sa troisième tentative, la jeune femme a réussi à soulever la barre à 80 kg. Par contre, à l’épaulé-jeté, elle a débuté à 93 kg. Ses deux autres tentatives à 98 kg et 100 kg ont été vaines.
Du regret, elle en a. Et elle ne le cache pas. Roilya Ranaivosoa pense qu’elle aurait pu faire mieux si elle n’avait pas cette douleur à l’épaule. Mais elle se console par sa 9e place qui, selon la championne d’Afrique, est déjà pas mal pour une petite île Maurice. « J’ai été très loin de ma meilleure performance qui est un total olympique de 180 kg. J’ai eu du mal à gérer la pression. Pour une première aux JO, c’est toujours ainsi. Je voulais vraiment emmener Maurice encore plus loin », déclare-t-elle. Et de poursuivre : « Ma carrière ne s’arrête pas là. Je dois poursuivre le travail que j’ai commencé. Je pense déjà aux prochains J0. Nous ne sommes pas loin des Asiatiques, qui dominent les petites catégories. Le progrès ça vient avec beaucoup de préparation. »
Qu’en est-il de son avenir après les JO alors que la Fédération mauricienne d’haltérophilie a décidé de mettre fin à son association avec le Directeur technique national, Urdas Constantin, qui, rappelons-le, avait soumis sa démission avant de revenir sur sa décision juste avant les JO ? « Le dernier mot revient bien évidemment à la Fédération. Il faut néanmoins reconnaître le bon travail que Constantin a fait et cela a porté des résultats concluants lors des Jeux des îles de l’océan Indien et aux Jeux d’Afrique, entre autres. Si la FMH maintient sa décision, c’est quelqu’un de compétent qui peut apporter beaucoup à l’haltérophile mauricienne qu’on perd. Il y aura les Championnats d’Afrique à Maurice l’année prochaine. Urdas Constantin peut constituer une équipe performante pour défendre le quadricolore », avance-t-elle. Et d’ajouter : « C’est grâce au technicien roumain que j’ai pu atteindre un certain niveau. J’ai énormément progressé grâce à son encadrement et la préparation spécifique et intense que j’ai eue. En Roumanie, ma vie quotidienne se résumait à entraînement, repos, entraînement. Le coach surveillait également mon alimentation. Il est très professionnel. »
Dans la foulée, la championne d’Afrique espère que le président de la Fédération, Poorun Bhollah, prendra la bonne décision concernant le DTN et ne se laisse pas influencer. « Je fais confiance à mon président, car il agira avec beaucoup de sagesse », confie Roilya Ranaivosoa.
Par ailleurs, la triple médaillée d’or des Jeux des îles de 2015 s’attend à ce que le Comité Olympique Mauricien revoit ses choix pour l’attribution des bourses pour les prochains JO. Car, dit-elle, les sportifs les plus méritants doivent en bénéficier.
Urdas Constantin: «Les JO se préparent sur quatre ans»
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Le technicien roumain est plus ou moins satisfait de la performance de sa protégée. « Elle n’est pas si loin. Il y a juste un an qu’elle a commencé à travailler avec moi et elle a fait d’énormes progrès. Elle est passée de la catégorie des 70 kg à 48 kg. Avec plus d’expérience, elle aurait définitivement fait mieux », déclare Urdas Constantin. Pour ce dernier, si Roilya Ranaivosoa bénéficie d’un encadrement adéquat, elle sera sur le podium aux prochains JO. Mais, dit-il, le travail doit commencer dès maintenant. « Les JO se préparent sur quatre ans », lâche-t-il.
À une question s’il reste ou s’il part après les JO de Rio, le DTN n’a pas caché son désir de poursuivre l’aventure avec l’haltérophilie mauricienne. « Cela ne dépend pas de moi mais de la Fédération. Je veux bien poursuivre le travail mis en chantier. Je peux apporter beaucoup à la discipline », déclare-t-il.
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Snatch Clean & Jerk Total
- TANASAN Sopita (THA) 92kg 108 kg 200 kg
- MIYAKE Hirom (JPN) 81 kg 107 kg 188 kg
- PIRON CANDELARIO Beatriz Elizabeth (DOM) 85 kg 102 kg 187 kg
- YELISSEYEVA Margarita (KAZ) 80 kg 106 kg 186 kg
- KING Morghan Whitney (USA) 83 kg 100kg 183 kg
- CHEN Wei-Ling (TPE) 81 k 100 kg 181kg
- PARATOVA Iuliia (UKR) 84 kg 95 kg 179 kg
- RANAIVOSOA Roilya (MRI) 80 kg 93 kg 173 kg
- OKOEVA Zhanyl (KGZ) 72 kg 97 kg 169kg
